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Emblème Julien Bonhomme : buste d'un DJ au chapeau, lunettes noires et casque autour du cou, dessiné en aplats blancs.Julien Bonhomme

Histoire

Le musicien avant le personnage

Julien Bonhomme est DJ et producteur. Il vit à Besançon, où il a commencé à mixer il y a une vingtaine d’années, à une époque où trouver un disque demandait encore de sortir de chez soi.

Ce qui frappe d’abord chez lui, ce n’est pas le style : c’est l’oreille. Une culture musicale large et précise, une attention obsessionnelle aux instruments, aux fréquences, aux hauteurs, aux harmonies. Là où beaucoup enchaînent des titres, il construit un paysage. Chaque élément a sa place dans l’espace, chaque pulsation est posée, rien n’arrive par accident.

Sa recherche tient en une phrase : faire une musique qu’on ressent avant de l’écouter. Le son traité comme une matière, le rythme comme quelque chose de physique, l’harmonie comme une architecture. Un set n’est pas une playlist bien choisie — c’est une durée qu’on tient, une tension qu’on installe et qu’on ne lâche plus.

Julien Bonhomme penché sur son contrôleur, cadrage vertical dans une lumière bleu nuit.

The Sound

Ce sur quoi il travaille

Frequencies

Fréquences

Le son est traité comme une matière. Chaque bande a sa densité, son grain, sa place — et rien n’est laissé au hasard du fichier d’origine.

Pulsations

Pulsations

Le rythme n’est pas seulement entendu, il est ressenti. C’est un travail de corps avant d’être un travail de tempo.

Harmony

Harmonie

Chaque élément trouve sa hauteur dans l’espace musical. C’est ce qui sépare un enchaînement propre d’un vrai paysage sonore.

« Je ne pars pas de zéro. Je commence à nouveau. »

Avant

Frogg, puis Cat Anderson

Avant de porter son nom, le projet en a porté d’autres. Frogg d’abord, pour les années de dancefloor et les edits qui n’existaient nulle part ailleurs. Cat Anderson ensuite, pour les longues heures nocturnes et les mixes construits comme des récits.

L’humour, le goût du détournement et le chaos parfaitement maîtrisé viennent de là. Ils n’ont pas été rangés : ils ont simplement cessé d’avoir besoin d’un masque.

Cette exigence a un passé. Il y a eu Frogg : des années de scène et d’edits taillés pour le dancefloor, une manière de faire se percuter Aphex Twin et Serge Gainsbourg sans demander la permission à personne. Puis Cat Anderson, plus nocturne, plus long, plus construit — les mixes Blue Pill, une heure et quart d’affilée, tenus de bout en bout.

Ces noms n’ont pas disparu : ils ont fait leur travail. Aujourd’hui le projet ne s’abrite plus derrière un pseudonyme, parce qu’il n’y a plus de personnage à défendre. Reste le musicien.

Club, festival, rooftop, hôtel, événement privé : Julien joue devant des publics très différents sans changer d’exigence pour autant. Il adapte l’intensité, jamais le niveau.